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Secrétaire indépendante

Le parcours d'une secrétaire indépendante installée au Mans, mais qui travaille sur toute la France !

Apprendre à dire non, Apprendre à ne pas dire oui

Apprendre à dire non, Apprendre à ne pas dire oui

Quel curieux titre! Ces deux formules ne veulent-elles pas dire la même chose finalement? Selon moi, il existe une subtilité entre les deux.

Au début de mon activité, il m’était difficile de dire non : peur de la mauvaise publicité, de ne pas faire de chiffre d’affaires, de manquer une future opportunité, besoin de faire plaisir et d’être bien vue.

Toutefois, j’ai appris grâce à plusieurs expériences qu’il est important de savoir dire non : dans l’intérêt du client, mais également pour se respecter. Même si le client obtenait le travail escompté, cela n’était pas sans peine pour moi. Le fait de se forcer n’est jamais bon.

Maintenant, je n’ai aucune difficulté à dire non face aux situations où je ne me sens pas à l’aise, aux personnes qui n’acceptent pas mes valeurs ou mes conditions de collaboration (ou qui ne les comprennent pas aussi), etc.

Aujourd’hui, je me retrouve dans la situation inverse : apprendre à ne pas dire oui. Je pensais qu’il était difficile de dire non, mais j’avais tort.

Je suis régulièrement sollicitée pour des missions très intéressantes. J’accepte parce que je suis motivée et enjouée de commencer un nouveau projet/une nouvelle collaboration. Avec ma charge de travail actuelle, je me rends rapidement compte que cela ne peut durer sur le long terme et que je vais être obligée de refuser certaines demandes même si j’ai les compétences ou l’envie pour mener à bien mon travail.

J’ai encore du mal avec cette prise de conscience et c’est un vrai déchirement, mais il faut que j’accepte que je ne puisse être partout…

[D’ailleurs, une personne m’a récemment fait remarquer que je n’avais pas besoin de nouveaux clients puisque j’étais en mesure de prendre des congés… Preuve d’une entreprise prospère qui peut se le permettre. Je ne rentrerai pas dans ce débat inutile, mais c’était vraiment une remarque déplacée.]

Je ne souhaite pas fermer la porte. C’est pour cela que, malgré ma baisse de disponibilités, je prends le temps d’écouter le besoin de mon interlocuteur. Il est toujours possible, pour une mission ponctuelle, de répondre à la demande ou de rediriger vers une consœur qui saura gérer la situation. J’ai également l’intention de mettre en pratique une nouvelle règle : ne pas répondre oui immédiatement et demander un délai de réflexion avant d’apporter une réponse définitive.

Et parfois, la personne d’en face nous simplifie la tâche : la mission peut être captivante, il m’est très aisé de ne pas dire oui à une personnalité désagréable et irrespectueuse 😉 (Mal)heureusement pour moi, c’est un faible échantillon. La majorité de mes contacts est surtout aimable, ouverte, compréhensive et inspirante.

C’est donc un nouveau travail sur moi, qui pourra faire l’objet d’un futur article.

PS : Entre la rédaction de cet article et sa publication, j’ai été confrontée à une demande de la part d’un client potentiel. Je l’ai redirigé vers une consœur de mon réseau 😊

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S
Très bel article, très intéressant. Je reviendrai me poser chez vous. A bientôt.
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A
Merci Shana :)